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Hommage du Président régional Occitanie à Chantal Dos Réis

Chantal… Nul ne pouvait téléphoner ou écrire à Belmir sans prononcer votre prénom, c’était comme une clef qui ouvre la porte du cœur de Belmir tellement votre union durant 45 ans s’avérait fusionnelle au premier regard et à l’expérience.

Pourtant Belmir venait du Sud, cheminant sur le Tour, et passant par l’Alsace, Chantal était du Nord. Il est dit que les gens du Sud vous accueillent les bras ouverts mais ne les referment jamais, Chantal, en admirable Ch’Ti vous avez ouvert vos bras à Belmir et les avez refermés à jamais, en prenant union avec Belmir en église le 5 juillet 1975.

Chantal, en 1997, devenu Un des Meilleurs Ouvriers de France sous la houlette de Robert CADEAC, votre beau Belmir a pu combler votre admiration, il est devenu Un des Meilleurs Ouvriers de France en Ciment et Ciment blanc, avec tout ce qui peut suivre d’honneurs et réceptions : Exposition nationale de Lille où vous étiez si fière de lui en famille dans votre région natale, puis la Sorbonne, l’Élysée, les articles dans la presse. L’aboutissement apparent de tant d’années de travail, une entreprise qui aura connu jusqu’à 8 employés et à laquelle vous assumiez toutes les tâches administratives et de gestion. Vous aurez toujours accompagné Belmir, tels les apôtres envoyés par deux, prêcher la Bonne parole. Accompagnés du chien, six en tout au fil des années, avec le dernier IONA vous étiez trois.

Alors Chantal, après Lille, vous avez porté avec Belmir la bonne parole des meilleurs Ouvriers de France : celle du Travail, du polissage de l’ouvrage, du petit rien qui fait tout. Vous avez accompagné Belmir dans un nouveau Tour de France celui des Congrès annuels et assemblées générales de la Société des Meilleurs Ouvriers de France, dans le désordre tant il y a d’étapes, ensemble vous avez suivi les Congrès de Colmar, Poitiers, Rennes, Biarritz, Bordeaux, Rouen, Cordes-Sur-Ciel, La Roche-sur-Yon, Montluçon, Evian, Marseille, Les Rousses, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Albi et bien sûr Tarbes.

Vous n’avez pas manqué une seule des réunions régionales, ou départementales ou vous étiez tous deux invités, en Nouvelle Aquitaine, en Occitanie et hélas quelques enterrements de ceux et celles qui vous ont précédée.

Chaque fois, alors même que des visites étaient programmées pour les accompagnants hommes ou femmes vous êtes restée à suivre les engagements de Belmir, là immobile ne perdant pas un pouce de ce qui pouvait se dire. Vos yeux parfois qui s’ouvraient comme deux billes qui laissaient passer quelque étonnement, puis un visage qui se tourne, un sourire parfois, un regard, (?).

Vous avez aussi accompagné les démarches de Belmir pour la défense de l’Artisanat. Enfin depuis 4/5 ans vous pratiquiez le Chant Choral.

Alors Chantal, merci pour tout ce que vous avez donné à Belmir, et à la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France, à travers son action parmi nous, comme ses contributions à la valorisation ou aux évaluations du Concours annuel au titre de Meilleur Apprenti de France, concours si utile à l’édification d’un bien commun à toute société, ou l’on devrait mettre en avant la valeur travail et la considérer alors comme une vertu tant le mot valeur a perdu de sens.

Chantal, en tant que Meilleurs Ouvriers Meilleures Ouvrières de France d’Occitanie et de Nouvelle Aquitaine, nous vous remercions aussi d’avoir assumé votre présence parmi nous depuis ces 12 années de souffrances morales ou physiques, ou vous avez lutté si discrètement contre cette maladie tellement implacable quelle nous interdirait de prononcer son nom.

Une fois de plus, croyants, incroyants, athées, agnostiques, libres penseurs, que sais-je, nous nous retrouvons autour d’un être cher, que nous avons connus, et ceux qui l’ont aimé, pour partager en commun, qu’au-delà des affres du doute, l’amitié, la fraternité, l’écoute bienveillante de son prochain, démontrent pour reprendre la formule de Primo Lévi que « Nous ne sommes pas nés pour vivre et demeurer comme des animaux ». La fin de vie même de Primo Lévi nous interroge, comme le passage sur le péché et la grâce dans Romains 6.1-10.

Passant par Ars, j’appris que le Saint Curé déclara à une veuve éplorée dont le mari venait de se jeter d’un pont : entre le pont et l’eau il a demandé pardon. La nuit peut être noire mais je crois Chantal, qu'au-delà des affres du doute et des nuits obscures dont les plus grands saints ont pu faire état, qu’une étincelle de vie veille, que nous nous reverrons.

G. E.

Émouvante cérémonie en l'honneur de Maurice BACHIÉ, décoré chevalier dans l'ordre national du Mérite

Lors de cette cérémonie notre ami nouveau promu a relaté son expérience et fait des remerciements à son entourage :

Je remercie Monsieur le Président du Conseil Départemental, de son accord pour que cette d'istinction de l'Ordre du Mérite National  me soit  remise lors de la cérémonie de remise des titre et médailles aux lauréats du concours MAF. C'est aussi pour eux le début du mérite.    

Cher Pierre PEYRE, c'est beaucoup d'honneur que vous me faites  en me remettant cette distinction des Insignes de l’Ordre du Mérite National, votre discours me touche énormément, vous avez tout dit.

Comme vous le mentionnez, je suis originaire de cette France profonde accroché aux racines du monde paysan. Je n’imaginais pas un jour être programmé et digne d’une si grande distinction. Je me permets de revenir sur ces temps forts qui ont marqué le tout début de ma jeunesse. 

Confronté à la dure réalité de la vie, j’ai à 14 ans, je passé le CEP en 1953. Toute la famille fut heureuse de ma réussite. Hélas, une maladie toujours d’actualité et tragique, mon père décéda à l’âge de 46 ans. Mon frère ainé, sursitaire pour être, hélas, présent pour ce qui était inéluctable, est appelé pour le service militaire 28 mois. Je n’ai pas le choix, on aura besoin de moi, je reste à la ferme pour assumer les taches encore exemptes de mécanisation, et remplacer les bras qui manquaient. Je dois rendre hommage à ma Mère, à son courage, à mon Grand-père, rescapé de Verdun qui ont su m’inculquer la pédagogie rude et physique pour prendre le mancheron de la charrue et tracer mon premier sillon.

C’est pour moi la réalité naissante de la tâche qui m’attendait et qui m’a imprégné des valeurs qui allaient me façonner. La volonté, la persévérance la ténacité dans le travail quotidien, la réalité naissante de la responsabilité du jeune que j’étais avec mes 15 ans. C’est certainement là le début du mérite. Je dirai qu’il se traduit par une forme de courage vécu au cours du temps dans l’adversité comme dans la réussite.

Louis PASTEUR rendant hommage à ses parents disait : " C’est à vous que je dois tout ! les sentiments que vous m’avez imprégnés et dont je me suis inspiré."

Ma Mère, mon Grand-père mes très chers disparus, je vous dois  les vertus qui permettent, au-delà de l’épreuve, de voir et garder l’objectif d’entreprendre et de réussir. De ce temps-là, de ces moments forts, j’en retire l’obligation régulière d’un retour aux sources comme un stimulant et entretenir mes origines. 

Comme pourrait l’écrire Claude MICHELET, romancier de la France profonde, je cite la phrase en occitan : " lou drollé ainat es démourat à la bordo et lou pitiou es anat a la villo appendré un mestier. Le fils ainé est resté à la propriété et le petit il est allé à la ville apprendre un métier.

Le petit c’était moi, il était déjà grand ! Le choix du métier c’est celui de plombier, formation apprise à la FPA d'Albi sous la férule d’un maître talentueux et magistral qui a éveillé mes aptitudes en l’écoutant, en l’observant. Avec mes yeux d’adulte j’ai appris les fondamentaux du métier qui reposent sur de solides fondations pour supporter le savoir et savoir-faire de ma future carrière professionnelle dans la grande famille du bâtiment.

 C’est à Toulouse en 1964 que nous nous installons avec mon épouse. Selon un proverbe : on dit quand le bâtiment va tout va c’est très vite confirmé. Le plan de charge des entreprises est grandement fourni, toutes les conditions sont réunies pour acquérir les compétences professionnelles et s’épanouir avec ambition. Pendant 17 ans, j’ai exercé ce métier avec passion dans 2 entreprises toulousaines où j’ai assumé les responsabilités dans les tâches les plus complexes. Aux cours du soir, j'ai étoffé mes connaissances par des formations bien spécifiques pour obtenir le brevet professionnel, l’octroi de promotion et progresser dans la société. Les vicissitudes de la vie, dans ce cheminement continuent à me forger volonté et force de caractère qui m’animent encore aujourd’hui.

1980 est un bonheur total du prénom de FREDERIC (il se tourne vers son fils).

Le 3e temps fort professionnellement, c’est mon embauche au CFA du BTP P-P RIQUET comme professeur technique en installation thermique. Projet mûri et auquel je m’étais préparé. Transmettre le savoir et savoir-faire, une expérience passionnante faite auprès de plusieurs apprentis dans les entreprises précédentes où j’avais découvert ces dons de formateur. 

Cette nouvelle orientation professionnelle s’est avérée très vite être le bon choix, c’est la remise en question de sa technique et de soi-même. C’est la motivation, faite de tradition, de modernisme, faire partager la passion du métier, l’amour du travail bien fait, les résultats des apprentis étant révélateurs de la réussite.

CFA du BTP P-P RIQUET est l’établissement un des plus titré avec 3 professeurs MOF. Mes amis, les hommes aux mains d’or, hélas, PAUL et LOUIS nous ont quitté, je salue leur mémoire.

Je ne peux faire autrement que de relever le challenge en 1986 pour faire le 4e. Le titre de MOF auquel un professionnel aspire, il ne s’improvise pas, il faut faire la synthèse et ne rien laisser au hasard avant de se lancer dans le vif du sujet. Au préalable trouver à travers l’exercice du métier, un réel moyen d’expression, un certain nombre de dispositions, celle de la réflexion, de l’analyse de l’organisation, la créativité, l’ingéniosité, la dextérité, l’habileté manuelle, la connaissance et le savoir qui sont mobilisés pour atteindre le haut niveau de ce concours. C’est tout cela qu’il faut retrouver dans sa personnalité avant de passer à l’action. La récompense est au bout de l’effort, c’est le titre suprême de MEILLEUR OUVRIER DE FRANCE GENIE CLIMATIQUE qui couronne le professionnel.

En 1993 la SnMOF organise le concours un des « Meilleurs apprentis » qui s’adresse aux jeunes en formation CAP, BEP ou 2e année de BAC PRO dans tous les établissements de formations (CFA et LP)

Tous les ans, dans les spécialités chauffage et sanitaire, pour le responsable, combien est importante la réussite de ces jeunes à ce concours.1998, c’est l’âge de la retraite, il faut tourner la page mais pas fermer le livre. En pédagogue, animé de la transmission des savoirs, continuer à promouvoir auprès des jeunes, ce concours qui est la richesse et la vitrine des métiers manuels, tel est l’objectif.

Satisfaction, à un degré supérieur d’être sollicité pour parrainer dans la dernière décennie, 4 professionnels au concours un des MOF, ils ont tous obtenu le titre suprême, ils font parti de la famille des MOF.

Merci Pierre pour ton discours ! Merci au Président délégué départemental MOF, Monsieur Gérard Lucas pour notre action auprès des jeunes et pour le plaisir partagé de notre action.

Je remercie tous les professionnels  qui m’ont apporté, le positif de leur expérience, tous mes compagnons de l’ordre du Mérite, des palmes académiques, à mes amis MOF, à mes collègues, à vous tous qui êtes là, votre présence donne tout un sens à cette distinction nationale.

Je vous remercie.

Des Meilleurs Ouvriers de France de la Haute-Garonne à l'honneur du magazine toulousain actuel BOUDU

Des Meilleurs Ouvviers de France (MOF), on connaît surtout les cols bleu-blanc-rouge de Paul Bocuse, Philippe Etchebest et Joël Robuchon.

Mais les MOF, ce ne sont pas que des cuisiniers télégéniques. Ce sont aussi des électriciens, tapissiers, maquettistes industriels, mécaniciens, chaudronniers, joaillers, ingénieurs, graphistes, fromagers...
En Haute-Garonne, ils sont 115 - toujours en vie - à représenter la crème de la crème du savoir-faire manuel français dans une quarantaine de disciplines. 104 hommes et 11 femmes, dont plusieurs dizaines de salariés d'Airbus, qui ont sacrifié des centaines d'heures de sommeil et de détente pour décrocher la timbale à l'issue de 2 ans d'épreuves éreintantes. Boudu a réuni 10 d'entre eux et fait grimper le taux d'excellence au mètre carré.

BOUDU

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